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Destinations et traitement



Map Les Carolines
Connecticut
Géorgie
Maryland
Massachusetts
New York
Pennsylvanie
Virginie

Les Carolines

Entre un mille et douze cent cinquante Acadiens furent envoyés vers les Carolines. S'ils furent permis d'entrer à ces colonies, ce ne fut que pour effectuer les préparatifs nécessaires pour rebrousser chemin. Certains se rendirent à Fort Beauséjour, d'autres jusqu'à la rivière Saint-Jean (Nouveau-Brunswick). Mais la plupart moururent en chemin ou furent capturés au large des côtes de New York ou du Massachusetts. Ceux qui ne purent quitter l'endroit ne connurent aucun succès avec leurs plans d'évasion et conséquemment durent rester aux Carolines jusqu'au traité de Paris (1763) après quoi ils partirent pour les Antilles ou la Louisiane.
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Le Connecticut

Le Connecticut accepta environ sept cents Acadiens. La façon dont ces déportés furent reçus là demeure matière de discussion. Certains historiens sont d'accord pour dire que les colons du Connecticut furent encouragés par les autorités de bien accueillir les nouveaux arrivés. D'autres, par contre, décrivent les misères des Acadiens qui furent séparés en groupes de cinquante et dispersés soit à l'intérieur, soit à l'extérieur de la colonie. L'état du Connecticut fut l'une des deux colonies qui avaient anticipé l'arrivée des Acadiens et qui avaient planifié en conséquence.
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Géorgie

Environ quatre cents Acadiens furent déportés en Géorgie. Un petit nombre d'entre eux qui se retrouvèrent à l'intérieur des terres furent mal traités par les colons qui leur imposèrent des conditions de travail pareilles à celles que devaient endurer les esclaves noirs. La plupart s'enfuirent vers les Carolines où ils s'unirent avec d'autres Acadiens qui, eux aussi, tentaient le retour en Acadie. Dès 1756, les Acadiens qui étaient demeurés en Géorgie eurent le droit de partir. Ces réfugiés se rendirent à l'Île Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard) d'où ils furent déportés une seconde fois en 1758, cette fois vers l'Angleterre.
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Le Maryland

Les colons du Maryland étaient surtout de foi catholique. C'est la raison pour laquelle ils montrèrent plus de sympathie envers les exilés acadiens que le firent les habitants des autres colonies. Entre huit à neuf cents Acadiens furent envoyés là et ils s'intégrèrent aux familles. Ils trouvèrent du travail, surtout à construire des maisons. Lorsqu'ils furent permis de partir (suite au traité de Paris en 1763), un bon nombre d'entre eux se dirigèrent vers les Antilles, la Louisiane et la Nouvelle-Écosse. Ceux qui choisirent d'y rester furent permis de construire leurs propres maisons dans une banlieue de Baltimore appelé Frenchtown.
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Le Massachusetts

La plupart des membres des forces militaires qui exécutèrent la déportation sous la direction de Winslow étaient de la Nouvelle-Angleterre. Le Massachusetts était le mieux défendu de toutes les colonies britanniques et il était gouverné par William Shirley qui avait collaboré avec Charles Lawrence dans l'exercice de banir les Acadiens de la Nouvelle-Écosse. Pour ces raisons, plus de déportés furent envoyés au Massachusetts qu'à n'importe quel autre endroit. Les opinions varient quant au traitement réservé aux nouveaux arrivés. Des soins médicaux semblent avoir été administrés à ceux qui en avaient besoin. En revanche, il y a évidence que des enfants furent séparés de leurs familles et placés dans les soins des familles anglo-américaines. Ce fut le sort réservé au jeune Pierre Dousset qui plus tard est retourné à la Baie Sainte-Marie pour devenir capitaine de navire.
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Le New York

À leur arrivée à New York, les 300 Acadiens exilés là furent séparés de leurs proches et dispersés à travers la colonie. En 1756, les autorités décrétèrent que tout Acadien dessous l'âge de vingt-et-un ans devait s'établir dans une famille de cette colonie. Le but de cette stratégie était de détruire l'identité en déchiquetant les familles acadiennes. Par contre, suite au traité de Paris en 1763, les Acadiens reçurent la permission de quitter le New York et de s'établir dans une colonie de leur choix. Ceux qui choisirent de partir allèrent à la République dominicaine, aux Antilles (Martinique) et en Louisiane.
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La Pennsylvanie

Durant l'hiver de 1755 à 1756, quelque 500 Acadiens sont restés à bord des bateaux qui les avaient amenés sur les côtes de la Pennsylvanie. La petite vérole et d'autres maladies ont eu raison de plusieurs d'entre eux. Après avoir reçus la permission de débarquer, les Acadiens furent sujets à un traitement qui n'était guère différent que celui réservé aux esclaves noirs. Des enfants leur furent enlevés et laissés aux soins des familles de colons où ils furent assimilés. Après le traité de Paris (1763), les Acadiens furent permis de partir pour d'autres destinations tels que le Canada, Santo Domingo, Martinique et Louisiane.
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La Virginie

La Virginie refusa carrément d'accepter les quelque 1 100 à 1 200 Acadiens envoyés chez elle. Durant une brève escale à Williamsburg, quelques-uns ont succombé à la petite vérole tandis que d'autres, qui tentèrent de fuir, furent capturés ou moururent de maladie. Ceux qui furent transportés en Angleterre en tant que prisonniers de guerre ne connurent guère un meilleur sort. Au cours de deux voyages en mer, plus de 350 Acadiens perdirent la vie. Quelque 750 ont survécu à l'incarcération en Angleterre. Ceux-ci furent envoyés en France après le traité de Paris en 1763.Haut de la Page



Pour de plus amples renseignements sur l'histoire et la généalogie des Acadiens veuillez contacter le Centre Acadien de l'Université Sainte-Anne, Pointe-de-l'Église, Nouvelle-Écosse, Canada.
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